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Une évidence assimile tout premier long métrage à un premier film, au risque de rejeter dans les limbes les œuvres dont la durée est en deçà du seuil fatidique d’une heure. Or il y a bien une vie pour le cinéma en marge de la durée consacrée par l’exploitation commerciale classique. Il s’agit dans ces lignes de rappeler, au moment où un réalisateur est pris sous les feux de la rampe des sorties du mercredi, ou fait l’objet d’un hommage en festival, qu’il peut être utile et éclairant de parler de ses courts métrages ou de les programmer.

Enrichir la connaissance d’une oeuvre, ouvrir le champ critique, alimenter les pistes de programmation suppose que nous vous informions régulièrement, au moyen de ce bulletin, en vous offrant, au besoin, la possibilité de voir les films. Il s’agira, plutôt que de prétendre à une exhaustivité, de mettre l’accent sur les films et les itinéraires singuliers qui font que le cinéma se renouvelle et nous interroge. À la fausse évidence que nous évoquions plus haut, nous en opposerons une autre : un film est un film, indépendamment de toute appréciation de durée ou de genre.

 

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