Natan
de Jonas Bergergard & Jonas Holmström
Suède – 2003 – Fiction
Couleur – Suédois V.O.S.T
35 mm – 1,85 – 12’ – Dolby SRD

Scénario : Jonas Bergergard & Jonas Holmström
Image : Jonas Bergergard
Son : Magnus Skoglund,
Jonas Holmström
Montage : Jonas Bergergard,
Jonas Holmström
Musique : Nymphet Noodlers,
Björn Olsson
Interprétation :
Thomas Christensson,
Rolf H Karlsson, Kerstin Högstrand
Production : Film ï Värmland

Mots-clés

handicap
animal
différence
relations sociales
rencontre
travail

Synopsis. L’Agence pour l’emploi a placé Natan dans un fast food. Dès le premier jour de travail c’est une catastrophe... Le patron, qui vient de le congédier, a des remords et tente de l’aider à sa manière.

Carrière du film. 2003 Bruxelles (Belgique) «Festival International du film Indépendant» / 2003 Regensburger (Allemagne) «Kurtzfilmwoche» / 2003 Stuttgart (Allemagne) «Stuttgarter Filmwinter» / 2003 Göteborg (Suède) «Göteborg Film Festival» / 2004 Clermont-Ferrand «Festival International du court métrage» grand prix 2004 / 2004 Trondheim (Norvège) «Minimalen Kortfilmfestival» / 2004 Bradford (Angleterre) «Bradford Film festival» / 2004 Bengtsfors & Ed (Suède) «Film Festival» / 2004 Nice «Festival du court métrage»/ 2004 Tübingen (Allemagne) «Internationales Kurtzfilmfestival»/ 2004 Oberhausen (Allemagne) «Internationale Kurtzfilmtage».

Filmographie. Izidor (2002, DV, 8’) - Flytten de Jonas Bergergärd (2002, 35 mm, 10’) - En bror kommer pa besök de Jonas Holmström (2000, DV, 10’).

L’avis du programmateur. Filmé à la manière du dogme de Lars von Trier, Natan trouble par son procédé - qui oscille entre la fiction et le documentaire - d’une part et son personnage principal, sorte d’autiste aux comportements tragi-comiques, d’autre part. La caméra, constament proche de Natan, parvient à capter le stress et la tension qui en émanent dans la première partie du film, alors qu’il est confronté à une expérience professionnelle déstabilisante. La « prise en charge » maladroite et autoritaire - mais pleine de bonne volonté - par son patron va s’avérer être un remède pire que le mal. Natan est alors poussé dans les derniers retranchements de ses difficultés à communiquer avec les autres et à imposer sa personnalité. Un malaise - mal être - encore plus fort refait surface. Il faudra attendre la rencontre entre Natan et une personne au regard et à l’écoute différents pour qu’un semblant d’harmonie s’installe. Le regard sensible des réalisateurs sur leur personnage leur valu le grand prix du Jury du Festival International de Clermont-Ferrand 2004.

«Communiquant par le silence, Natan semble paralysé face aux usages sociaux communs ; répondre à un bonjour, caresser un chien lui sont impossibles. Que cette incapacité soit pathologique ou circonstancielle, le fait est qu’il doit attendre un geste de l’autre, comme un signe d’adaptation, pour exister.» Amélie Galli, Bref n°61, 2004.