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Nous avons décidé de
ne pas mourir
(We Have Decided not to Die)
de Daniel Askill
Australie – 2003 – Expérimental
Couleur – Sans dialogue
35 mm – 1,85 – 11’ – Dolby SR
Scénario : Daniel Askill
Image : Denson Baker
Son : Daniel Askill, Sam Dixon
Musique : Daniel Askill
Interprètes : Kasia Werstak, Jordan Askill,
Daniel Askill
Production : Collider
Mots-clés
essai
danse
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Synopsis.
Trois rituels. Trois personnes. Trois voyages transcendantaux des
temps modernes.
Filmographie.
Speed Thief (2001, vidéo, 4’) - Groove
Terminator et Kid Créole (clip, 2002) - We
Have Decided not to Die (2003, 35 mm, 11’).
L’avis
du programmateur. D’une grande beauté plastique,
ce film d’un jeune réalisateur australien saisit trois
moments hors du temps où les protagonistes s’affranchissent
des lois de la pesanteur quand le pire pourrait arriver. Quand tout
laisse à penser que l’irrémédiable menace,
quand la vie ne tient plus qu’à un fil (lors d’une
noyade, au moment de la collision de deux voitures ou lors d’une
défenestration), l’image se fige et les corps s’arrachent
à leur destinée funeste. Le film de Daniel Askiil
déploie de belles images et propose une esthétique
du danger qui nous pose aussi de réelles questions sur la
beauté plastique ambiguë de plans qui devraient trahir
l’insoutenable (le segment sur le saut dans le vide, la défenestration,
posant à cet égard le plus de problème tant
le pouvoir de sidération de ces plans atténue la gravité
de l’acte représenté). Nous avons
décidé de ne pas mourir amène
le spectateur à s’interroger sur la faculté
des images à transcender une triste réalité
(le suicide, l’accident, la mort) en la plaçant au
centre d’un travail plastique.
«Avec Matthew Barney et ses Cremaster
organiques, Daniel Askiil incarne une nouvelle génération
d’artistes utilisant des techniques sophistiquées qui
les orientent davantage vers un nouvel « art-cinéma
» que vers l’art vidéo tel qu’on le concevait
depuis les années 70. Si We Have Decided not to Die
ressemble étrangement à The Reflecting Pool
de Bill Viola, c’est que Daniel Askiil partage avec l’artiste
américain une obsession du temps suspendu qui le conduit
vers une vision mystique de l’humain pris dans le cycle de
la vie.» Delphine Valloire, Repérages
n°44.
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