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Obras
de Hendrick Dusollier
France - 2004 - Animation (Ordinateur 2D/3D) Couleur
Sans dialogue - 35 mm
1,85 - 12’ - Dolby SRD
Scénario : Hendrick Dusollier
Image : Hendrick Dusollier
Son : Jean-François Viguié
Musique : Jean-François Viguié
Interprétation : Eva Garcia
Production : Autour de Minuit Production
Mots-clés
architecture
cité
environnement
recherche/essai
évolution
mémoire
pays
étranger
ville
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Synopsis.
Obras propose, en un unique plan-séquence,
un voyage dans le temps et l’espace, une déambulation
poétique, graphique et sonore qui traduit visuellement les
mutations urbaines, sauvages et irréversibles, à travers
la destruction / reconstruction de Barcelone.
Carrière
du film. 2004 Gardanne «Festival
cinématographique d’automne» mention spéciale
/ 2004 Vila do Condé (Portugal) «Festival
international du film court» / 2004 Londres
(Grande-Bretagne) «Festival international du film» /
2004 Berlin (Allemagne) «International Short
Film Festival» meilleur film d’animation / 2004 Rome
(Italie) «Arcipelago» Best Digital Video Short Film
/ 2004 Pantin «Festival Côté
court» / 2004 Saint-Pétersbourg (Russie)
«Saint-Pétersbourg « Best Debut Film / 2004 Lyon
«Cinéma nouvelle génération» /
2004 Valence (Espagne) «Festival international
Ciné Jove».
Filmographie.
Obras (2004, 35 mm, 12’).
L’avis
du programmateur. L’ironie latente du titre - «
obras » signifie « œuvres » - est à
elle seule le signe d’un engagement, d’une révolte
de l’auteur par rapport à la destruction du patrimoine
d’une cité. Même si le traitement du sujet est
plus poétique que politique, la violence des contrastes traduit
une colère, dénonce une injustice et tente de sauvegarder
une trace de ce qui fut. Le travail photographique effectué
en amont de la réalisation pendant plusieurs mois permet
de restituer avec force la déliquescence irrémédiable
d’une forme de vie. Obras est une œuvre
qui témoigne de « l’œuvre » de la
main de l’homme.
« Dans un long et unique plan-séquence
de 12 minutes, l’auteur montre la métamorphose accélérée
du quartier: la caméra entre par les fenêtres, ressort
par un trou du mur, erre dans les décombres, survole les
toits, plonge de façon spectaculaire dans les entrailles
du bâtiment pour en révéler la mémoire
qui y sommeille, nous perd dans les souvenirs avant de nous projeter
dans les ruines. Le réalisateur fait coexister différentes
temporalités dans un même plan, prouesse rendue possible
grâce à la technologie numérique qui permet
des mouvements de caméra inédits. » Marie
Lechner, Libération, 2004.
« Ici tout est projection et représentation.
La nuit, chaque fenêtre se découpe sur la façade
et révèle un intérieur, où les habitants
ne sont qu’ombres chinoises. La ville est, avant tout, groupe,
effet d’ensemble, succession d’identiques. »
Jérôme Fansten, Bref n°63, 2004.
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