Yamamoto San
de David Fourier
France – 2003 – Fiction
Couleur – Japonais V.O.S.T
35 mm – 1,66 – 12’ – Dolby SR

Scénario : David Fourier
Image : Pierre Stoeber
Son : Cédric Deloche
Montage : Fabrice Rouaud
Décors : Chloé Madeline
Interprètes : Hiro Huchiyama, Catherine Leclou
Production : Château-Rouge Production

Mots-clés

tourisme
Japon
transports
rencontre
humour
couple
voyage

Synopsis. Un japonais visite l’Europe en voyage organisé. Oublié par le car sur le bord de la route, il erre dans la campagne française avant de trouver refuge auprès d’une camionneuse.

Carrière du film. 2003 Altkirch / 2003 Clermont-Ferrand «Festival du Court Métrage» / 2003 Pantin «Festival Côté court» / 2003 Dijon «Fenêtres sur courts» / 2003 Cannes «Semaine internationale de la critique» / 2003 Paris «Festival Court 18» / 2003 Meudon «Festival du court métrage d’humour» / 2003 Nevers «De Nevers à l’aube»/ 2003 Sao Paulo (Brésil) / 2003 Uppsala (Suède) «Kortfilmfestival» / 2003 Barcelone (Espagne) prix du public.

Filmographie. Des majorettes dans l’espace (1996, 35 mm, 6’) - Lollipop (1999, 35 mm, 23’) - Suzuki San (2002, 35 mm, 22’) - Yamamoto San (2003, 35 mm, 12’).

L’avis du programmateur. Yamamoto San fait partie d’une série de dix films produits par Canal+ intitulée «Une certaine idée du bonheur». Avant la réalisation de ces dix films courant 2002, la chaîne avait reçu 320 scénarios sur le thème du bonheur. David Fourier, réalisateur du déjà classique Des majorettes dans l’espace s’acquitte de la commande avec humour, désinvolture et élégance en suivant les pérégrinations d’un touriste japonais perdu dans la campagne, oublié par son groupe en bord de route. On penserait presque à E.T. oublié sur Terre par les siens sauf qu’ici la route de cet homme va croiser celle d’une camionneuse avec qui il entame une brève histoire d’amour. La drôlerie du film vient bien sûr du décalage entre les deux personnages (stature, culture, etc.), mais on retrouve surtout ici le ton absurdement décalé et légèrement tatiesque du réalisateur de Lollipop et du déjà japonisant Suzuki San.

«Parties de jambes en l’air drôlatiques entre un touriste japonais orphelin de son groupe et une camionneuse française (le très bon Yamamoto San de David Fourier vaut quelques boîtes de Prozac)…» Sonya Faure, Libération, 6 mars 2003.