Les éléphants
n'oublient jamais
(Los elefantos nunca olvidan)
de Lorenzo Vigas Castes

Vénézuela, Mexique - 2004
Fiction - Couleur -V.O.S.T
35 mm - 1,85 - 13' - Dolby SR

Scénario : Lorenzo Vigas Castes
Image : Hector Ortega
Montage : Luis Carballar
Son : Stephano Gramitto
Interprétation : Greisy Mena, Guillermo Munoz, Gonzalo Cubero
Production : Malandro Films

Mots-clés

adolescence
conflit
drame psychologique
famille
mémoire
pays étranger
relation père-enfant
transport

Synopsis. Pedro a une très bonne mémoire, il n'a toutefois pas reconnu les deux adolescents qui voyagent avec lui dans le camion qui les emmène au marché. Pendant le trajet, Pedro parle et rigole sans se rendre compte que ces enfants, maltraités et abandonnés par lui tout jeunes, ont décidé de se venger.

Carrière. 2004 Cannes "Semaine internationale de la critique" / 2004 Sao Paulo (Brésil) "Festival international du film court" / 2004 Paris "Rencontres internationales de cinéma" / 2004 Biarritz "Festival international cinémas & cultures d'Amérique Latine" prix du soleil d'or / 2004 Morelia (Mexique) "Festival international de cinéma" prix spécial du jury / 2004 Rio de Janeiro (Brésil) "Festival international du court métrage" prix de la meilleure fiction / 2004 Clermont-Ferrand "Festival du Court Métrage" / 2004 Tampere (Finlande) "Festival international du film court" / 2004 Aspen (Etats-Unis) "Shortsfest" / 2004 Toulouse "Rencontres audiovisuelles d'Amérique latine" / 2004 Chicago (Etats-Unis) "Festival du film latino".

Filmographie. Les éléphants n’oublient jamais (2004, 35 mm, 13’).

L'avis du programmateur. Peu de mots occupent l’espace qui sépare les deux adolescents montés dans un camion avec un profond désir de vengeance chevillé au corps et l’homme qui leur fait face. La caméra s’arrête sur les regards, lourds, poisseux, les gestes qui s’esquissent, comme la main du garçon qui se referme sur la crosse d’un revolver. Le film impressionne au premier regard par l’image virtuose qui le compose. Duel fiévreux et violent entre un fils et son père, entre la mémoire vive et le passé nié, Les éléphants n’oublient jamais résonne ensuite comme la plainte de la tragédie ordinaire et universelle.

Presse. "Ce qui m’intéresse, c’est de raconter des histoires dans lesquelles les personnages sont liés et condamnés par leur propres liens du sang ; de ce point de vue, l’histoire a un caractère shakespearien." Lorenzo Vigas, Reforma, 29 avril 2004.

"À Cannes, Tim Roth a voulu rencontrer Lorenzo Vigas Castes, il lui a dit que son court métrage était le meilleur qu’il avait vu dans la sélection de la Semaine de la critique, et de loin. Il voulait le récompenser de la Caméra d’or, mais ce fut impossible, le règlement ne permettant pas de donner ce prix à un court métrage." Guillermo Arriaga (producteur du film), Tiempo Libre, 30 juin 2004.