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Fallen Art
de Tomek Baginski
Pologne - 2004 - Animation
(Ordinateur 3D) - Couleur
Sans dialogue - 35 mm
1,85 - 5’50 - DTS SR
Scénario : Tomek Baginski
Image : Tomek Baginski
Son : Kuba Pietrzak
Wojtek Mulacrzyk
Musique : Fanfare Ciocarlia
Animation : Marcin Wasko
Grzegorz Jonkajtys
Lukasz Pazera
Zbigniew Lenard
Production : Platige Image
Mots-clés
absurde
conflit
humour noir
corps
chorégraphie
cinéma
guerre
prison
pouvoir
mort
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Synopsis. Isolée
sur une île du Pacifique, une base militaire oubliée.
Loin de la civilisation, des lois et des règles, le Sergent
Al cultive le goût du sacrifice (de ses soldats), le Docteur
Frederik exerce ses talents de photographe tandis que le général
A, un rien dérangé, peaufine son art chorégraphique.
Carrière du film.
2004 Miami (États-Unis) «Festival
international du film» / 2004 Paris «Nemo
- Forum des Images» / 2004 Toronto (Canada)
«Worldwide Short Film Festival» / 2005 Paris
«L’étrange festival» prix du public / 2005
Los Angeles (États-Unis) «Oscars»
/ 2005 Los Angeles (États-Unis) «Siggraph
Film Festival» prix du jury / 2005 Linz (Autriche)
«ARS Electronica» Golden Nica Award / 2005 Stuttgart
(Allemagne) «Festival international du film d’animation»
deuxième prix / 2005 Dresde (Allemagne)
«Festival international du film court» jeune Oscar de
l’animation / 2005 Tucson (États-Unis)
«Festival international de l’Arizona» meilleur
film d’animation / 2005 Los Angeles (États-Unis)
«Festival du film de Beverly Hills» meilleur film d’animation
/ 2005 Annecy «Festival du film d’animation»
/ 2005 Iles de la Madeleine (Canada, Québec)
«Festival de courts métrages images en vues»
prix de la meilleure animation.
Filmographie.
The Cathedral (2002, 35 mm, 7’)
- Fallen Art ( 2004, 35 mm, 5’50).
L’avis du programmateur.
Un brin provocateur, Fallen Art est l’œuvre
d’un jeune réalisateur qui s’était déjà
fait remarquer avec son film précédent The
Cathedral nominé aux Oscars en 2002. Fallen
Art, également nominé aux Oscars 2005,
confirme le talent de cet auteur qui signe là une comédie
noire, inspirée par les faits politiques de ces dernières
années (sacrifices au nom d’une cause politique, dictateur
spirituel, armée de mercenaires…). Outre le regard
noir du film, les prouesses techniques sont au rendez-vous : mouvements
de caméra virtuoses, mélange des techniques (personnages
3D sur décors peints), rendu plastique irréprochable
et bien sûr une animation… très fluide :
la danse furieuse du général en est un exemple convaincant,
sur une musique qui rappelle la frénésie des bandes
originales des films de Kusturica.
Presse. «…
Je suis un homme sans racines. Avec l’arrivée brutale
du libéralisme, tout a basculé en Pologne. La vieille
école d’animation polonaise s’est éteinte…
Les gens de mon âge qui se mettaient à l’animation
étaient seuls et complètements abandonnés.
J’ai plus grandi avec les films d‘animation américains
et japonais qu’avec le cinéma polonais…»
Tomek Baginski, Arte, Tracks, 3 février
2005.
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