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L'avis du programmateur :
Peu de mots occupent l’espace qui sépare les deux adolescents montés dans un camion avec un profond désir de vengeance chevillé au corps et l’homme qui leur fait face. La caméra s’arrête sur les regards, lourds, poisseux, les gestes qui s’esquissent, comme la main du garçon qui se referme sur la crosse d’un revolver. Le film impressionne au premier regard par l’image virtuose qui le compose. Duel fiévreux et violent entre un fils et son père, entre la mémoire vive et le passé nié, Les éléphants n’oublient jamais résonne ensuite comme la plainte de la tragédie ordinaire et universelle.
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Presse :
'Ce qui m’intéresse, c’est de raconter des histoires dans lesquelles les personnages sont liés et condamnés par leur propres liens du sang ; de ce point de vue, l’histoire a un caractère shakespearien', Lorenzo Vigas, Reforma, 29 avril 2004. 'A Cannes, Tim Roth a voulu rencontrer Lorenzo Vigas Castes, il lui a dit que son court métrage était le meilleur qu’il avait vu dans la sélection de la Semaine de la critique, et de loin. Il voulait le récompenser de la Caméra d’or, mais ce fut impossible, le règlement ne permettant pas de donner ce prix à un court métrage'. Guillermo Arriaga (producteur du film), Tiempo Libre, 30 juin 2004.
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