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| I love Sarah Jane (J’aime Sarah Jane) |
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de
Susser Spencer
Australie
2008
Fiction Couleur
VOST
35 mm -
2,35
- 14'00 - DTS
Production : The Last Picture Company Scénario : David Michôd, Spencer Susser Image : Adam Arkapaw Son : John Arding, Luke Mynott Montage : Spencer Susser Musique : Michel Mira Interprétation : Brad Ashby, Mia Wassikowka, Vladimir Vatovic, Beau South, Peter Yacoub, Richard Mueck, Anton Enus Année d'acquisition : 2008 Disponible jusqu'au 30 juin 2013
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Synopsis :
Jimbo a treize ans. Il ne pense à rien d’autre qu’à Sarah Jane. Et ni les gros bras, ni la violence, ni le chaos, ni les zombis ne l’empêcheront de trouver un moyen d’entrer dans son univers.Attention certaines images peuvent choquer le jeune public
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L'avis du programmateur :
I Love Sarah Jane est un très beau titre, c’est à tous points de vue le titre que ce film méritait. Si le réalisateur nous embarque dans cette histoire de monde dévasté par un cataclysme inconnu – où seuls semblent survivre quelques ados teigneux et des zombies qui ne le sont pas moins – c’est autant pour le plaisir du genre que pour mieux asseoir une histoire d’amour naissante. Alors que tous les ingrédients du film d’horreur sont ici réunis, il est évident qu’ils ne sont pas là gratuitement. La fin de l’humanité annoncée – incarnée à la fois par les parents zombies et leurs enfants devenus des monstres à force de peurs et de violence – n’est enrayée in extremis que par la rencontre de deux êtres miraculeusement 'sains'. Dans ce contexte chaotique, 'sains' veut simplement dire qu’ils sont encore aptes à ressentir et à donner de l’amour.
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Presse :
De l’asphalte qui borde l’ensemble pavillonnaire s’échappe une épaisse fumée blanche encore fraîche, signe d’une catastrophe récente. Des camions d’enfants gisent au milieu de la chaussée. Des voitures renversées ont échoué sur le trottoir. Un corps scindé en deux repose sur le macadam envahi de détritus. Mais le film s’appelle I Love Sarah Jane et c’est une histoire d’amour. Le réalisateur australien Spencer Susser questionne et renouvelle les schémas habituels du film de zombie en combinant dans un décalage ironique une histoire d’amour ingénue avec l’univers obscur des morts-vivants. Dans cet adossement des extrêmes, le film de zombie est le faire-valoir de la romance, son décor, le moyen de mettre en relief le regard sensible et imperturbable de Jimbo, treize ans, amoureux de Sarah Jane. Autre symptôme de ce travail sur le genre, le prénom est également celui de la fillette du Mirage de la vie de Douglas Sirk, emblème du mélodrame. Le film inverse les positions de dominé-dominant en faisant des enfants les seuls maîtres de ce monde sans adultes, de l’unique zombie un prisonnier, et de la blonde teenager, Sarah Jane, un personnage incarnant force et courage – elle qui décapite froidement d’un coup de pelle son père, monstre mort-vivant enchaîné et torturé par les jeunes garçons au fond du jardin. Sourire béat, Jimbo en admire d’autant plus la belle meurtrière tandis que retentit la mélodie joyeuse de 'Like a Lollipop in a Candy Shop'. Ce refrain ponctue le film et contraste avec les accords de guitare mélancoliques façon Morricone qui accompagnaient dans les premières images la déambulation de Jimbo parmi les décombres de cette ville fantôme, postapocalyptique.Par cet entrelacement oxymorique des genres du western, du film de zombie et du mélodrame, le réalisateur donne naissance à un film hybride, subtile palette de rose bonbon et de gris, dans lequel s’entrechoquent l’imagerie du film d’horreur et la grammaire amoureuse. Adrien Heudier, Bref n°82, 2008.
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