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L'avis du programmateur :
Sandra Desmazières, diplômée de l’École nationale supérieure des arts décoratifs (Ensad) de Paris, se consacre à l'illustration et à l’animation. En 2001, elle réalise Sans queue ni tête, un premier court métrage qui obtient le Cartoon d'or en 2003. Elle publie également deux albums chez Casterman. Sans aucun doute, l’illustration lui a donné un sens du cadre très fort, chaque image du Thé de l’oubli est pensée comme un tableau, un tableau qu’on aimerait avoir chez soi, qui s’exprimerait et qu’on entendrait. Le mystère de cette histoire pourrait-il hanter nos demeures ? Car il est question de fantômes, de vie et même d’un monde parallèle, peuplé de créatures mi humaines, mi animales. Des lampions éclairent ce lieu mystérieux, parfumé aux encens tandis qu’un piano répond à un gong. Aucun doute, nous sommes en pleine imagerie populaire, ou Bien et Mal se confondent, jusqu’à l’aboutissement : une sorte de purgatoire où nagent humains et forces démoniaques.On pense un peu à l’univers de Koji Yamamura, pour les teintes ocres et rouges de ses œuvres dont le Festival d’Annecy avait salué son film immense : Le mont chauve, ou plus récemment le Festival de Clermont-Ferrand qui présentait lors de l’édition 2009 le curieux Kodomo no keijijogaku.
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